Avant de construire un programme d’entraînement, il faut connaître précisément son objectif.
Un col ne se résume pas à son nom.
Pour préparer correctement une ascension, commencez par relever au minimum :
| Donnée | Pourquoi elle compte |
|---|---|
| Distance | Détermine la durée potentielle de l’effort |
| Dénivelé positif | Donne une indication de la difficulté globale |
| Altitude du sommet | Peut influencer les conditions et l’effort |
| Pente moyenne | Indique la difficulté générale |
| Pente maximale | Permet d’identifier les passages difficiles |
| Profil kilométrique | Montre comment la difficulté évolue |
| Régularité de la pente | Détermine la stratégie de gestion |
| Exposition | Influence vent, soleil et température |
| Ravitaillements | Permet de planifier eau et alimentation |
| Type de revêtement | Influence vélo, pneus et confort |
Le Ventoux, le Galibier, le Tourmalet ou l’Iseran font rêver.
Mais un premier col réussi est avant tout un col adapté à son niveau.
Il vaut mieux commencer par une ascension moins célèbre mais réaliste que de choisir un col trop difficile uniquement parce qu’il possède un nom prestigieux.
Le bon objectif est celui qui représente un véritable défi tout en restant compatible avec le temps disponible pour s’entraîner.
C’est l’un des éléments les plus importants de la préparation.
Ne regardez jamais uniquement la pente moyenne du col.
Un col annoncé à 7 % de moyenne ne signifie pas que vous allez pédaler à 7 % pendant toute l’ascension.
Le parcours peut comporter :
Le profil altimétrique permet de comprendre cette succession.
Avant de vous entraîner, étudiez le graphique du col et posez-vous cinq questions :
1. Où commence réellement la difficulté ?
2. Quels sont les kilomètres les plus pentus ?
3. Existe-t-il des replats permettant de récupérer ?
4. Les passages les plus difficiles sont-ils au début, au milieu ou à la fin ?
5. Quelle pente reste-t-il lorsque les jambes commencent à être fatiguées ?
Cette analyse change complètement la préparation.
Imaginez un col de 20 kilomètres :
La difficulté réelle ne se situe pas seulement dans le dénivelé total.
Le dernier kilomètre à 9 % est particulièrement important parce qu’il intervient après près de deux heures d’effort.
Votre préparation doit donc apprendre à grimper lorsque vous êtes déjà fatigué.
C’est ici que l’analyse du col devient réellement utile.
Le profil altimétrique ne doit pas être une simple image décorative sur une fiche de col.
Il doit devenir un outil de préparation.
Pour chaque col, identifiez :
| Élément du profil | Conséquence pour l'entraînement |
|---|---|
| Longue pente régulière | Travailler l'endurance en montée |
| Passage de 5 à 8 % | Apprendre à changer de braquet et d'allure |
| Plusieurs kilomètres à 8-10 % | Rechercher des côtes similaires |
| Replat | Travailler les relances |
| Derniers kilomètres difficiles | Conserver des réserves |
| Passage très pentu isolé | Tester le petit braquet |
| Forte difficulté après plusieurs kilomètres | S'entraîner en montée avec fatigue préalable |
Si votre col comporte un passage que vous n’avez jamais rencontré à l’entraînement, vous ne saurez pas forcément comment le gérer le jour J.
Vous n’avez évidemment pas besoin de trouver une copie exacte du col.
Mais vous devez chercher à reproduire ses contraintes principales :
durée + pente + dénivelé + fatigue + altitude lorsque cela est pertinent.
Une préparation devient beaucoup plus efficace lorsqu'elle possède une date.
« Je voudrais faire le Ventoux » est une envie.
« Je monte le Ventoux le 20 juin » devient un projet.
La date permet de construire un calendrier à rebours :
J-12 semaines → préparation générale
J-8 semaines → travail spécifique
J-4 semaines → simulations
J-2 semaines → réduction progressive de la charge
J-1 → récupération
J → ascension
Pour une personne peu entraînée, la progression doit être progressive. L’OMS recommande aux adultes 150 à 300 minutes d’activité physique d’intensité modérée par semaine, ou 75 à 150 minutes d’intensité soutenue, avec du renforcement musculaire au moins deux jours par semaine. Elle recommande également de commencer progressivement lorsque l’on est peu actif.
Ces recommandations sont des repères généraux de santé et ne constituent pas un programme spécifique de préparation à un col.
Il n’existe pas de durée universelle.
Tout dépend :
Pour un cycliste déjà capable de faire régulièrement des sorties de 1 h 30 à 2 h, une préparation spécifique de 8 à 12 semaines constitue souvent une base raisonnable.
Un cycliste très peu entraîné devra prévoir davantage de temps.
Ne cherchez pas à progresser simultanément très fortement sur :
la distance + le dénivelé + l’intensité.
La progression doit rester progressive.
Pour préparer un col, il faut travailler plusieurs qualités.
C’est la base.
Une ascension peut durer une heure, deux heures ou davantage. Il faut donc apprendre à maintenir un effort relativement régulier pendant longtemps.
Rouler 80 kilomètres sur le plat ne prépare pas complètement à 20 kilomètres de montée.
Il faut progressivement introduire des côtes.
Certaines séances doivent permettre de travailler des efforts plus soutenus, notamment dans des côtes.
Mais l'erreur serait de transformer toutes les sorties en séances difficiles.
L'entraînement crée de la fatigue.
La récupération permet l'adaptation.
Plus n'est donc pas toujours mieux.
Ce programme est un exemple général destiné à un cycliste débutant déjà capable de pratiquer régulièrement.
| Semaine | Objectif |
|---|---|
| 1 | Régularité et endurance |
| 2 | Augmentation légère de la durée |
| 3 | Introduction de davantage de côtes |
| 4 | Première sortie avec dénivelé significatif |
| 5 | Travail spécifique en montée |
| 6 | Sortie longue + dénivelé |
| 7 | Simulation partielle du col |
| 8 | Sortie la plus spécifique |
| 9 | Réduction progressive du volume |
| 10 | Fraîcheur + ascension |
Une semaine peut comporter par exemple :
Ce programme doit être adapté au niveau réel du cycliste.
Le matériel doit être choisi après avoir étudié le col, et non avant.
Un cycliste qui prépare un col de 5 kilomètres à 4 % n'a pas nécessairement les mêmes besoins que celui qui prépare une ascension de 25 kilomètres à 8 %.
Le Ministère des Sports recommande de choisir son matériel en fonction du programme et des conditions, de vérifier son état et de prévoir notamment alimentation, hydratation, vêtements adaptés et moyens de communication.
Pour la route, un vélo de route est naturellement le choix le plus courant.
Mais il n'est pas nécessaire de posséder un vélo extrêmement léger pour réussir une ascension.
Pour un débutant, les critères prioritaires sont généralement :
Un vélo légèrement plus lourd avec un braquet adapté sera souvent préférable à un vélo très léger avec un développement trop gros.
Le braquet est l'un des paramètres essentiels en montagne.
Un cycliste qui possède un développement trop important risque de devoir pousser très fort sur les pédales lorsque la pente augmente.
À l'inverse, un développement suffisamment court permet de conserver une cadence de pédalage plus confortable.
| Configuration | Usage possible |
|---|---|
| 52/36 + 11/28 | Cycliste entraîné / cols modérés |
| 50/34 + 11/30 | Polyvalent |
| 50/34 + 11/32 | Très intéressant pour débuter en montagne |
| 50/34 + 11/34 | Adapté aux cols difficiles ou aux cyclistes moins puissants |
| Transmission avec cassette très large | Très utile lorsque les pentes deviennent importantes |
Ces exemples ne sont pas des prescriptions. Il faut vérifier la compatibilité de la cassette avec le dérailleur et choisir le développement en fonction du niveau du cycliste et du profil du col.
Il vaut mieux avoir un petit braquet disponible et ne pas en avoir besoin que de manquer de développement au milieu d'une pente à 10 %.
C'est indispensable.
Si vous montez un col avec un 34 × 34, vous devez avoir utilisé ce braquet auparavant.
Vous devez savoir :
Aucune découverte mécanique ne doit avoir lieu le jour de l'ascension.
Les pneus jouent un rôle important dans le comportement du vélo.
Il faut tenir compte :
La FFVélo recommande notamment de vérifier la pression et l'état d'usure des pneus avant une sortie.
Ne choisissez pas une pression uniquement parce qu'elle fonctionne sur votre parcours habituel.
Le bon réglage doit être testé avant l'ascension.
La montagne donne naturellement envie d'alléger son vélo.
Mais avant de dépenser plusieurs centaines ou milliers d'euros pour gagner quelques centaines de grammes, il faut se poser une question :
Ai-je déjà optimisé mon entraînement, mon braquet, ma position et ma gestion de l'effort ?
Pour un débutant, ces éléments auront généralement beaucoup plus d'importance dans la réussite de l'ascension.
Le matériel doit avant tout être fiable et adapté.
Un col, ce n'est pas seulement une montée.
C'est aussi une descente.
Avant de partir, vérifiez :
La FFVélo recommande notamment de vérifier le bon état du vélo, des freins, des roues et du fonctionnement des vitesses avant une sortie.
Une longue descente peut également refroidir rapidement le cycliste. Une veste légère ou un coupe-vent peut donc être indispensable même lorsque la montée s'est faite en tenue estivale.
En montagne, la température peut évoluer rapidement.
Le Ministère des Sports recommande de prévoir des vêtements permettant de se protéger du soleil, du vent, du froid et de la pluie.
Selon la saison et l'altitude, prévoyez notamment :
Ne choisissez pas votre tenue uniquement en fonction de la température au départ.
Regardez également la température prévue au sommet.
Pour une longue ascension, la liste minimale comprend généralement :
La FFVélo recommande notamment une trousse de réparation comprenant au minimum des chambres à air, des outils et des démonte-pneus, ainsi qu'une pompe et un bidon.
Le Ministère des Sports recommande également de ne pas compter uniquement sur son téléphone en montagne, le réseau pouvant ne pas être disponible partout.
L'alimentation se prépare à l'entraînement.
Une ascension longue nécessite de disposer de glucides pendant l'effort.
L'EFSA reconnaît le rôle de l'apport en glucides et de l'hydratation dans le maintien de la performance pendant les efforts d'endurance, ainsi que le rôle des électrolytes, notamment du sodium, dans l'hydratation.
Pour des efforts d'endurance prolongés, les recommandations sportives utilisent souvent comme ordre de grandeur 30 à 60 g de glucides par heure, à adapter à la durée, à l'intensité et à la tolérance digestive individuelle.
Exemples :
Ne testez jamais pour la première fois un produit alimentaire le jour de votre ascension.
L'hydratation doit être individualisée.
Les besoins dépendent :
Le but n'est pas de boire le maximum possible.
Une stratégie excessive peut également poser problème.
Apprenez donc à connaître vos besoins pendant les entraînements.
Pour les sorties longues ou très chaudes, une boisson apportant également des électrolytes peut être pertinente selon la durée et les pertes sudorales.
C'est une question essentielle.
Vous n'avez pas besoin d'avoir déjà gravi exactement le même col.
Mais vous devriez avoir reproduit une partie significative de ses contraintes.
| Question | Oui / Non |
|---|---|
| Ai-je déjà réalisé une sortie de durée comparable ? | |
| Ai-je déjà réalisé un dénivelé comparable ? | |
| Ai-je déjà gravi une montée longue ? | |
| Ai-je déjà rencontré des pentes comparables ? | |
| Ai-je testé mon petit braquet ? | |
| Ai-je testé mon alimentation ? | |
| Ai-je testé mon hydratation ? | |
| Mon vélo est-il parfaitement fiable ? | |
| Suis-je capable de rester à une intensité modérée longtemps ? | |
| Ai-je réalisé une sortie test avec de la fatigue ? |
Plus vous répondez « oui », plus votre préparation est cohérente.
Quelques semaines avant le jour J, réalisez une sortie spécifique.
Elle peut comporter :
Vous ne cherchez pas nécessairement à reproduire 100 % du col.
Vous cherchez à répondre à cette question :
Est-ce que je sais gérer plusieurs heures de vélo en utilisant exactement la stratégie que j'utiliserai le jour J ?
À l'approche de l'objectif, l'erreur consiste souvent à vouloir rattraper le temps perdu.
Une préparation ne se rattrape pas en une semaine.
La dernière période doit progressivement laisser davantage de place à la récupération.
L'objectif est d'arriver :
entraîné + reposé + confiant.
Pas :
fatigué + surentraîné + inquiet.
En montagne, la météo est un élément de sécurité.
Le Ministère des Sports recommande de consulter la météo la veille et le matin de la sortie et de renoncer si les conditions sont défavorables. Il recommande également de consulter les prévisions spécifiques à la montagne.
Vérifiez :
| Donnée | Pourquoi ? |
|---|---|
| Température départ | Tenue |
| Température sommet | Tenue et refroidissement |
| Vent moyen | Effort |
| Rafales | Sécurité |
| Pluie | Adhérence et température |
| Orages | Critère de renoncement |
| Nébulosité | Visibilité |
| Heure du coucher du soleil | Sécurité |
| Évolution dans la journée | Organisation |
La météo du village de départ ne suffit pas.
Sur un col exposé, le vent peut modifier considérablement les sensations.
Un vent de face augmente l'effort.
Un vent latéral peut rendre certains secteurs plus délicats.
Un vent favorable peut au contraire donner l'impression que la montée est plus facile.
Il faut donc intégrer le vent dans la lecture du parcours.
Plus on monte, plus les conditions peuvent changer.
Le sommet peut être nettement plus frais que le départ.
Une veste légère peut donc être utile même en plein été.
Pour les ascensions à haute altitude, la baisse de disponibilité de l'oxygène devient également un paramètre à prendre en compte, particulièrement chez les personnes non acclimatées.
Il faut distinguer :
difficulté physique liée à la pente
et
effets liés à l'altitude.
Pour une ascension inhabituelle en très haute altitude ou en cas de problème de santé connu, un avis médical est préférable avant le projet.
Oui, lorsque le contexte le justifie.
Pour un col situé dans une zone rurale et éloignée des sources importantes de pollution, ce paramètre sera généralement secondaire.
En revanche, pour une ascension proche d'une agglomération ou d'un axe routier très fréquenté, la qualité de l'air peut être intégrée à la préparation, particulièrement pour une activité d'endurance.
Cela peut être un critère supplémentaire dans le choix de l'horaire ou du parcours.
C'est probablement l'erreur numéro 1 du débutant.
Au pied du col :
les jambes sont fraîches ;
l'adrénaline est présente ;
la pente semble facile ;
les autres cyclistes peuvent partir rapidement.
Et pourtant, votre ascension peut durer deux heures.
Le premier kilomètre doit être considéré comme un investissement.
Si vous partez trop vite, vous paierez l'addition plus tard.
Le principe est de chercher une intensité durable.
Vous devez pouvoir continuer à pédaler sans avoir l'impression d'être déjà en train de faire une course.
Si vous utilisez un cardiofréquencemètre ou un capteur de puissance, ces outils peuvent aider à contrôler l'intensité.
Mais ils ne sont pas indispensables.
Les sensations restent essentielles.
Si vous êtes débutant :
les premières minutes doivent vous sembler presque trop faciles.
Si vous avez déjà l'impression de souffrir après 15 minutes, il est probable que vous soyez parti trop fort.
Le profil kilométrique devient ici un véritable outil mental.
Imaginez que votre col comporte :
0-5 km : 5 %
5-10 km : 7 %
10-15 km : 8 %
15-18 km : 5 %
18-20 km : 9 %
Vous savez alors que :
Vous n'affrontez plus « 20 kilomètres ».
Vous affrontez :
5 km + 5 km + 5 km + 3 km + 2 km.
Psychologiquement, c'est très différent.
Pas nécessairement.
La position assise est généralement efficace pour maintenir un effort régulier.
Se mettre en danseuse peut permettre de relancer ou de franchir ponctuellement une pente plus importante.
Mais il faut éviter de passer constamment d'une position à l'autre si cela augmente inutilement la fatigue.
Le plus important reste :
conserver une cadence et une intensité maîtrisées.
Anticipez.
Dès que vous voyez que la route se redresse :
Ne luttez pas contre la pente avec un braquet trop gros.
C'est précisément pour cela que l'analyse du profil avant l'ascension est si utile.
Le dernier kilomètre est psychologiquement trompeur.
On aperçoit le sommet.
On accélère.
Puis la pente augmente.
Il reste finalement 800 mètres.
Puis 500.
Puis 300.
Si vous avez bien géré votre effort, vous pouvez progressivement augmenter l'intensité.
Si vous avez tout donné au kilomètre 15, le dernier kilomètre peut devenir interminable.
Gardez une réserve pour la fin.
Ralentir.
Changer de braquet.
Boire.
Manger si nécessaire.
Faire une pause si nécessaire.
Une pause de quelques minutes peut être préférable à une situation où l'on se met en difficulté.
La sécurité passe avant la performance.
Le Ministère des Sports recommande d'ailleurs de savoir renoncer, faire demi-tour ou raccourcir son parcours lorsque la fatigue ou les conditions rendent la poursuite dangereuse.
Ne changez rien à vos habitudes.
Prenez un petit-déjeuner que vous connaissez.
Buvez normalement.
Évitez les expériences alimentaires.
Vérifiez une dernière fois la météo.
Regardez la température au sommet.
Contrôlez la pression des pneus.
Vérifiez vos freins.
Et surtout :
ne vous laissez pas contaminer par l'excitation des autres cyclistes.
Votre objectif est votre col.
Pas leur vitesse.
Avant de partir, attribuez-vous un point pour chaque réponse positive.
| Critère | 1 point |
|---|---|
| Sortie longue déjà réalisée | +1 |
| Dénivelé comparable déjà réalisé | +1 |
| Montée longue déjà réalisée | +1 |
| Pentes similaires déjà testées | +1 |
| Braquet testé | +1 |
| Alimentation testée | +1 |
| Hydratation testée | +1 |
| Vélo révisé | +1 |
| Matériel de réparation maîtrisé | +1 |
| Profil du col étudié | +1 |
| Météo vérifiée | +1 |
| Sortie test réalisée | +1 |
10 à 12 points : préparation cohérente
7 à 9 points : quelques éléments restent à sécuriser
moins de 7 points : il peut être préférable de poursuivre la préparation
Ce score n'est évidemment pas un test médical ni scientifique. C'est simplement un outil pratique VelCols pour identifier les oublis de préparation.
Le raisonnement reste exactement le même.
Mais il faut ajouter un élément :
l'autonomie.
Ne regardez pas seulement l'autonomie annoncée par le constructeur.
L'autonomie réelle dépend notamment :
Pour un long col, calculez votre marge.
Ne partez pas en pensant que la batterie sera forcément suffisante parce que le vélo annonce une autonomie maximale élevée.
Testez votre consommation sur des sorties présentant du dénivelé.
Une fois le sommet atteint, la température peut changer.
Le corps a également accumulé de la fatigue.
Les mains peuvent être moins fraîches.
La concentration peut diminuer.
La descente doit donc être abordée avec prudence.
Avant de redescendre :
Le Ministère des Sports rappelle l'importance de rester attentif à son environnement et de savoir adapter ou interrompre son parcours lorsque les conditions se dégradent.
La plus classique.
Le rêve dépasse les capacités actuelles.
Une longue sortie plate ne suffit pas.
Les jambes se fatiguent inutilement.
Il peut déjà être trop tard.
La gestion de l'hydratation doit être anticipée.
Mauvaise idée.
Le profil kilométrique est beaucoup plus instructif.
Le sommet n'est pas la fin de la journée.
La montagne impose parfois de renoncer.
Préparer une ascension peut finalement être résumé en huit étapes.
Distance, dénivelé, altitude, pente.
Kilomètre par kilomètre.
Pentes, longueur, altitude et position dans l'ascension.
Vélo, transmission, pneus, vêtements et équipement.
Puis construire le calendrier à rebours.
Endurance + dénivelé + montées + récupération.
Avec son matériel et sa stratégie alimentaire.
Météo + vélo + nutrition + hydratation + équipement + stratégie.
C'est probablement la philosophie la plus importante à retenir.
Un col n'est pas seulement une distance et un dénivelé.
C'est une succession de kilomètres, de pentes, de changements de rythme, de conditions météo et parfois d'altitude.
Pour préparer correctement une ascension, il faut donc apprendre à lire le col.
Un cycliste qui sait que les trois derniers kilomètres sont les plus difficiles ne prépare pas son ascension de la même manière qu'un cycliste qui découvre cette information lorsqu'il lui reste trois kilomètres.
Un cycliste qui sait qu'un passage atteint 11 % peut tester son braquet avant le jour J.
Un cycliste qui sait qu'il n'y a aucun point d'eau pendant 20 kilomètres peut prévoir suffisamment de bidons.
Un cycliste qui sait que le sommet est 1 000 mètres plus haut que le départ peut anticiper la température.
La connaissance du col devient alors un élément de la performance.
VelCols a vocation à faire bien plus que répertorier les cols cyclables.
L'idée est de permettre à chaque cycliste de transformer une envie en projet.
Je veux monter ce col.
↓
Je comprends sa difficulté.
↓
J'analyse son profil kilomètre par kilomètre.
↓
Je sais où sont les passages difficiles.
↓
Je choisis le matériel adapté.
↓
Je construis mon entraînement.
↓
Je teste mon braquet et mon alimentation.
↓
Je surveille la météo.
↓
Je prépare mon jour J.
↓
Je monte le col.
C'est cette logique qui permet de rendre la montagne plus accessible, notamment aux cyclistes qui n'ont jamais encore réalisé une grande ascension.
Cela dépend du niveau initial et de la difficulté du col. Pour un cycliste déjà régulier, 8 à 12 semaines peuvent constituer une base de préparation spécifique. Un débutant complet devra prévoir davantage de temps.
Choisissez un col dont la distance, le dénivelé et les pourcentages sont compatibles avec votre niveau. Ne choisissez pas uniquement en fonction de la réputation du sommet.
Oui. C'est même l'un des premiers éléments à étudier. La pente moyenne ne montre pas la succession réelle des difficultés. Le profil kilométrique permet d'identifier les passages difficiles et les éventuels replats.
Il faut progressivement développer l'endurance, le dénivelé et la capacité à maintenir un effort en montée. L'entraînement doit également comporter des sorties suffisamment longues pour apprendre à gérer la fatigue.
Il dépend du cycliste et de la pente. Pour un débutant, un développement suffisamment court est généralement préférable afin de pouvoir conserver une cadence confortable lorsque la pente augmente.
Oui, pour les efforts suffisamment longs. L'apport en glucides doit être testé à l'entraînement et adapté à la durée et à la tolérance digestive.
Pour les efforts d'endurance prolongés, les recommandations sportives utilisent fréquemment une fourchette de 30 à 60 g de glucides par heure, à adapter selon la durée, l'intensité et les capacités individuelles.
Il n'existe pas une quantité universelle. Les besoins dépendent notamment de la température, de l'intensité, de la durée et des pertes de sueur individuelles.
Oui. En montagne, les conditions peuvent être très différentes entre le départ et le sommet. Le Ministère des Sports recommande de consulter la météo la veille et le matin du départ.
Oui. Il faut simplement intégrer la consommation de batterie, le dénivelé et le niveau d'assistance dans la préparation.
Réalisez une sortie test avec une durée et un dénivelé significatifs, en utilisant votre matériel, votre braquet, votre alimentation et votre stratégie d'hydratation.
Oui, si l'objectif est correctement choisi et préparé. Il n'est pas nécessaire d'être un cycliste professionnel pour gravir un col.
Réussir une ascension de col ne dépend pas uniquement de la puissance des jambes.
Cela dépend de la capacité à préparer intelligemment son objectif.
Connaître son col.
Lire son profil.
Comprendre ses difficultés.
Choisir son matériel.
Adapter son braquet.
Construire son entraînement.
Tester son alimentation.
Préparer son hydratation.
Surveiller la météo.
Anticiper l'altitude.
Vérifier son vélo.
Et surtout apprendre à gérer son effort.
Pour un débutant, cette méthode permet de transformer un sommet qui semblait inaccessible en objectif concret.
Pour un cycliste confirmé, elle permet d'aller encore plus loin dans la préparation et la stratégie.
Car au fond, un col commence bien avant le premier coup de pédale.
Il commence lorsque vous décidez de le gravir.
Et entre cette décision et le sommet, chaque information compte.
VelCols est là pour vous aider à transformer chaque col en projet d'ascension.