Napoléon aimait Cassel. En 1804, l'Empereur installa son quartier général sur cette butte flamande de 176 m pour surveiller la plaine jusqu'à Dunkerque, ses ports et ses bataillons. Deux siècles plus tard, les cyclistes se retrouvent sur les mêmes pavés — mais pour une tout autre lutte. Le Mont Cassel est un monument du cyclisme flamand français. Ses 15 versants recensés en font le terrain de jeu des préparateurs de Paris-Roubaix, du Tour des Flandres et des épreuves semi-classiques du Nord. L'ascension depuis la rue d'Aire est la voie royale : 1 km à 9,5 % de moyenne, avec un passage à 16 % dans la courbe finale en pavés médiévaux avant la porte d'Aire. Au sommet, les cinq moulins à vent restaurés tournent dans le vent du nord — un vent que les Flamands nomment « le vent qui ne pardonne pas ». La vue s'étend des Monts de Flandre jusqu'aux clochers de Saint-Omer, aux tours de Dunkerque et, par temps exceptionnellement clair, aux falaises de la côte d'Opale. Cassel est une ville musée : ses demeures flamandes du XVIIe siècle, son musée d'art régional et son Grand-Place en font un arrêt culturel incontournable après l'effort cycliste. Pour qui prépare une Roubaix ou une Flandres en reconnaissance, le Mont Cassel est une étape obligatoire.
Le Mont Cassel se situe dans le massif Flandres, département Flandres. Son altitude de 151 m en fait un col de catégorie 4. La pente moyenne de 9.5 % sur 1 km représente 93 m de dénivelé positif.
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