Entre le bocage mayennais et la forêt domaniale de Sillé-le-Guillaume, le Mont Rochard se cache dans un no man's land géographique que les cyclistes du Grand Ouest connaissent de réputation. Sa spécialité : un dernier kilomètre à 20 %. Vingt pour cent. Dans la région des Pays de la Loire, c'est une aberration — et c'est exactement ce qui en fait l'ascension incontournable de la Mayenne. La montée depuis Izé commence sagement. Les deux premiers kilomètres s'étirent à travers champs et bocage à 4-5 %, laissant croire à une montée ordinaire. C'est au troisième kilomètre que le masque tombe : la pente bascule à 10 %, puis les 500 derniers mètres atteignent 20 %. Un mur vertical au bout d'un chemin qui semblait facile — la spécialité des côtes de l'Ouest. Au sommet, le panorama récompense l'effort : les forêts de pins et de hêtres de Sillé s'étendent à perte de vue vers le nord, les premières collines normandes se devinent à l'horizon. Par temps clair, le Signal d'Écouves se distingue 35 km plus au nord. Le Mont Rochard est le terrain de test des coureurs locaux participant aux épreuves sarthoises et mayennaises. Pour tout cycliste basé entre Le Mans et Laval, c'est le passage obligé de l'entraînement hivernal — la rampe finale reste dans les jambes longtemps.
Le Mont Rochard se situe dans le massif Massif Armoricain, département Normandie. Son altitude de 340 m en fait un col de catégorie 3. La pente moyenne de 7.1 % sur 3.2 km représente 227 m de dénivelé positif.
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